Investir en Afrique

10 investisseurs qui investissent dans le e-commerce africain

Le marché africain du e-commerce (commerce électronique) est en plein essor. Il devrait passer de 317 milliards de dollars en 2024 à 1 017 milliards de dollars d’ici 2033, grâce à l’augmentation du nombre d’utilisateurs d’Internet, à l’adoption du mobile et à l’amélioration des infrastructures. Les investisseurs saisissent cette opportunité pour financer des startups qui relèvent des défis tels que la logistique et les systèmes de paiement. Voici un aperçu des 10 principaux investisseurs qui façonnent le paysage du e-commerce en Afrique :

  1. TLcom Capital : Se concentre sur les startups en phase de démarrage avec 350 millions de dollars sous gestion et une forte présence en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord.
  2. Partech Africa : Investit 1 à 15 millions de dollars dans des tours de table de série A/B, avec un fonds de 280 millions d’euros soutenant les entreprises axées sur la technologie.
  3. Naspers Ventures : a soutenu Takealot.com en Afrique du Sud, contribuant à 705 millions de dollars de valeur économique en 2024.
  4. Knife Capital : investit dans des entreprises en phase de croissance, en soutenant des startups dirigées par des femmes comme Kasha .
  5. Future Africa : cible les startups en phase de démarrage avec 10 millions de dollars investis dans 106 entreprises, dont Flutterwave .
  6. 4DX Ventures : axé sur les entreprises technologiques évolutives, notamment pour son soutien à MaxAB et Wasoko .
  7. Alitheia Capital : premier fonds de capital-investissement dirigé par des femmes en Afrique, gérant 250 millions de dollars avec une approche axée sur le genre.
  8. Helios Investment Partners : le plus grand fonds dédié d’Afrique (3,6 milliards de dollars), soutenant des plateformes comme Mall for Africa.
  9. Launch Africa Ventures : investit entre 250 000 et 300 000 dollars dans des startups en phase d’amorçage, avec 16 % de son portefeuille dans le commerce électronique.
  10. Endeavor Catalyst : Fonds de co-investissement gérant 500 M$, accompagnant des entreprises comme Chari au Maroc.

Le secteur du e-commerce africain offre un potentiel immense, mais sa réussite nécessite de relever les défis liés aux infrastructures et de s’engager dans des stratégies à long terme. Ces investisseurs sont à l’avant-garde de la transformation de l’économie numérique.

Le marché africain du e-commerce connaît une forte croissance, avec des prévisions de 40,49 milliards de dollars d’ici 2025 et 56,03 milliards de dollars d’ici 2029. Cette forte croissance est largement alimentée par l’adoption croissante du mobile et l’amélioration des infrastructures, faisant de la région un marché attractif pour les investisseurs. Les transactions mobiles dominent le marché, représentant plus de 60 % de l’activité e-commerce. Ces facteurs ouvrent la voie aux investissements évoqués précédemment.

Malgré ces progrès, il reste encore beaucoup de marge de croissance. Les startups africaines attirent actuellement moins de 1 % du capital-risque mondial. Cependant, le premier semestre 2024 a généré à lui seul 1,1 milliard de dollars de financement, témoignant d’une confiance croissante des investisseurs. Comme le souligne Sam Chappatte, fondateur et PDG de Kapu :

Le commerce électronique en Afrique n’est pas une solution clé en main. Des problèmes d’infrastructure sont régulièrement évoqués. Mais nous en sommes aussi aux prémices de l’adoption généralisée du numérique. C’est un obstacle majeur à de nombreuses initiatives jusqu’à présent.

Des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) stimulent le commerce transfrontalier, tandis que les progrès en matière de logistique et de systèmes de paiement s’attaquent à des obstacles persistants. Avec une croissance prévue des paiements électroniques de 152 % d’ici 2025, et des ventes de mode et d’électronique qui devraient atteindre respectivement 13,4 et 11,2 milliards de dollars, le secteur africain du e-commerce offre des opportunités prometteuses aux investisseurs prêts à s’engager dans des stratégies à long terme.

Par Tech In Africa

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