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Côte d’Ivoire/Risque-pays : l’agence de notation Bloomfield rehausse la note de la Côte d’Ivoire.

La 6ème édition de la conférence risque-pays Côte d’Ivoire se tient depuis ce jeudi 2 juin à l’hôtel Ivoire d’Abidjan. C’est l’occasion pour l’agence de notation Bloomfield, organisatrice de l’événement, de faire le point sur les performances économiques réalisées par le pays au cours de l’année 2021.

«6,2/10 avec perspectives stables». C’est ce que l’on retiendra cette année des résultats du rapport de trente cinq pages publié par l’agence Bloomfield pour ce qui est du risque-pays de la Côte d’Ivoire. Une note supérieure à la note de 5,6/10 décernée lors de la 5ème édition l’année dernière. Mieux, la Côte d’Ivoire passe de la catégorie «risque modéré» à la catégorie «risque faible». Concrètement, cela signifie que la Côte d’Ivoire offre davantage d’atouts aux investisseurs étrangers.

Pour Stanislas ZEZE, PDG de Bloomfield, cette note se justifie, car le pays a progressé «de façon significative» sur les cinq critères d’évaluation que sont, le climat des affaires, les performances macro-économiques, la gestion des finances publiques, le climat socio-politique et le secteur financier.

Par exemple, le volume des ressources mobilisées s’est hissé à 4738,3 milliards FCFA en 2021 contre 4079,3 milliards FCFA en 2020, soit une hausse de 16,15%. Selon l’expert, la Côte d’Ivoire s’est particulièrement montrée résiliente au choc subit lors de la dernière crise économique due au Covid-19 : «la crise du Covid-19 a été une expérience assez intéressante pour la Côte d’Ivoire. En effet, le pays a affiché un taux de croissance de 2% en 2020 alors que la plupart des pays africains étaient en récession. Cela prouve s’il en était encore besoin, la forte résilience de l’économie ivoirienne».

Cependant, Stanislas ZEZE  reconnaît que la Côte d’Ivoire peine toujours à transformer structurellement son économie. En effet, 98% du tissus économique ivoirien est toujours constitué de PME. Ces PME ne contribuent qu’à 20% du PIB du pays contre 80% en faveur des multinationales étrangères qui ne représentent quant à elles que 2% de l’économie du pays.

Comme solution, l’expert exhorte à une transition de l’économie de rente vers une économie de transformation. Cela suppose un soutien soutenu des PME ivoiriennes: «il faut inverser cette tendance de sorte que les PME produisent au moins 60% de la richesse. Cela passe par un renforcement de l’environnement économique, du cadre légal, qui protège ces jeunes pousses leur permettant ainsi de performer et de monter progressivement en puissance».

Les conférences risque-pays de l’agence Bloomfield se sont imposées au fil des années comme un rendez-vous incontournable des décideurs politiques et économiques. Le rapport de cette édition vient aussi confirmer les résultats du rapport de la banque mondiale sur l’économie ivoirienne, publié il y a quelques jours.

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