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Economie

Afreximbank et la CEA signent un accord-cadre pour la production de batteries et de véhicules électriques en RDC et en Zambie

Afreximbank et la CEA signent un accord-cadre afin de faciliter la création de zones économiques spéciales destinées à la production de véhicules électriques à batterie, en RD Congo et en Zambie.

Présidée par le Premier ministre de la RDC, Jean-Michel Sama Lukonde, cette cérémonie historique a vu la participation des ministres congolais et zambiens, en plus de hauts représentants de l’Union africaine, de la Banque africaine de développement, d’Afreximbank, de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF), de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) et de la CEA.

En tant que producteurs de plus de 70 % du cobalt mondial et de 10 % du cuivre mondial, les experts s’accordent à dire que la RDC et la Zambie sont dans une position unique pour passer du stade d’exportateurs de matières premières à celui de fabricants et fournisseurs régionaux et mondiaux de précurseurs de batteries.

S’exprimant lors de la cérémonie, le Secrétaire exécutif par intérim de la CEA, Antonio Pedro, a qualifié l’accord-cadre d’« étape importante pour garantir la mise en place des bonnes politiques pour que la région puisse bénéficier du soi-disant boom des minéraux verts ».

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M. Pedro a de plus souligné l’importance de l’Accord pour ouvrir la région à une industrialisation durable et à une diversification économique, dans le contexte de l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Selon l’Accord, la CEA et Afreximbank dirigeront la création d’une Société d’exploitation (OpCo) en consortium avec des investisseurs publics et privés de la RDC et de la Zambie, ainsi que des investisseurs internationaux tels que la plateforme d’investissement FEDA d’Afreximbank. Ladite Société développera une Zone économique spéciale transfrontalière en RDC et en Zambie dédiée à la production de précurseurs de batteries, de batteries et éventuellement de véhicules électriques.

Au cours de la cérémonie, ARISE Integrate Industrial Platform (ARISE IIP) – un développeur d’infrastructures panafricain – a été nommé consultant technique désigné pour mener l’étude de préfaisabilité pour l’établissement des ZES en RDC et en Zambie.

Parallèlement et à l’avenir, la création de valeur et le renforcement des capacités productives devront tenir compte de la nécessité de créer des aptitudes et des compétences pertinentes, notamment par le biais de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) et des programmes nationaux de développement des fournisseurs. Avec le soutien de la CEA, un Centre d’excellence a été créé en RDC dans le cadre d’un effort conjoint de l’Université de Lubumbashi (RDC), de l’Institut Steinbis (Allemagne) en collaboration avec l’Université de Zambie et l’Université de Copperbelt (Zambie).

« La CEA est fière d’être un partenaire des gouvernements de la RDC et de la Zambie dans l’appui à la création d’une chaîne de valeur pour les batteries et les véhicules électriques, et je voudrais saisir cette occasion pour réitérer notre engagement à vous soutenir dans cette entreprise », déclare le Secrétaire exécutif par intérim de la CEA.

Pour sa part, Mme Oluranti Doherty, Directrice du développement des exportations d’Afreximbank déclare : « L’exécution de l’accord-cadre témoigne d’un engagement fort des gouvernements de la RDC et de la Zambie, d’Afreximbank et de la CEA, ainsi que d’autres partenaires, à promouvoir un développement inclusif de la chaîne de valeur des batteries et des véhicules électriques, faisant également ainsi de la RDC et de la Zambie des destinations d’investissement compétitives à l’échelle mondiale. »

Elle souligne qu’Afreximbank est convaincue que les Parcs industriels et les Zones économiques spéciales sont « des outils essentiels que le continent peut employer pour accélérer le développement de ses infrastructures industrielles, promouvoir le commerce intra-africain, accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et faciliter le développement des exportations ».

Cette intervention démontre également l’engagement d’Afreximbank à promouvoir des solutions de financement climatique qui réduiront l’empreinte carbone – conformément aux tendances mondiales de décarbonation et au récit panafricain visant à encourager une transition énergétique juste, durable et responsable », ajoute-t-elle.

Source : CEA

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